Une heure d’hésitation
Quand il est l’heure et qu’il n’est plus l’heure parce qu’on a joué avec les aiguilles de l’horloge et qu’on vit deux fois la même heure et que cette idée trouble le sommeil, que reste-t-il sinon écrire ou, comme le fait, la lectrice d’Elizabeth Locke, tourner les pages d’un livre ?
Entre les deux, j’ai longuement hésité. Ne sachant quelle option choisir. Commencer le livre reçu en cadeau ou alors terminer une nouvelle depuis trop longtemps commencée ? A-t-elle, elle aussi, tergiversé avant de s’allonger à plat ventre avant de tirer de la pile le livre d’images, peut-être un essai sur un peintre ? A-t-elle tenté autre chose celle qui était peut-être perturbée par le changement d’heure en se disant qu’une heure de plus, c’était une heure pour lire ou écrire ?
A-t-elle eu tous ces doutes ou ne sont-ils que miens en cette heure où je ne sais plus l’heure, où je ne veux pas la savoir, car de toute manière elle saura bien me rappeler à l’ordre à son heure ?
L’aspect superficiel de l’attention de cette lectrice pour son livre est trompeur tant elle paraît – également – concentrée.
Ce sont vraiment de beaux temps de relation avec les livres dont vous régalez vos… lecteurs(trices). Félicitations.
Commentaire by RichardB — 29 octobre 2006 @ 13:31