Il était un jour une jeune femme qui trouvait son bonheur dans la lecture et dans la solitude. Et toute sa vie aurait pu se poursuivre ainsi si un homme ne l’avait épousée. Et tandis que la vie de Sonietchka devient autre, qu’elle lit moins, qu’elle s’occupe de la maison, de son mari peintre qui a beaucoup voyagé et vécu avant de la connaître, de leur fille, et malgré toutes les difficultés inhérentes au climat dans lequel elle vit, elle reste heureuse. Comme si le seul bonheur d’être en vie lui était suffisamment. Même le jour où son mari fait de l’amie de leur fille sa maîtresse.
Et quand on fermera le livre sur cette héroïne créée par Ludmila Oulitskaïa, il restera toujours d’elle cette image heureuse d’une femme qui aimait les livres et qui les aimera toujours. Une héroïne qui n’a rien à envier à celles des auteurs russes dont elle est si friande et à laquelle tout lecteur s’attache parce que, peut-être dès le départ est-elle décrire en ces termes par son frère : « À force de lire sans arrêt, Sonietchka a un derrière en forme de chaise… »

4 réponses
Un livre qui m’attend justement dans ma pile à lire… Et je souris à la lecture de cette phrase…
» Et tandis que la vie de Sonietchka devient – autre -, qu’elle lit moins, qu’elle s’occupe de la maison, de son mari de sa fille… et j’ajouterai, le travail professionnel…
C’est fou ce que je me retrouve… je crois que je ne suis pas la seule !
Que j’aime lorsque tu écris des billets sur les livres que tu lis! Un vrai bonheur et comme un baume sur mon cœur!
Oh je l’ai ! Cela fait toujours une drôle d’impression quand je vois chez toi un livre que j’ai moi aussi…J’en ai un autre d’elle, « La maison de Lialia et autres nouvelles » (il faudra que je les relise…) et ils sont dédicacés !
Il était un jour une jeune femme qui trouvait son bonheur dans la lecture et dans la solitude, puis Armando est arrivé et elle s’est mise au braille…
[oh pardon, je me trompe d’histoire. Désolé.]
Personnellement, je n’ai pas su m’attacher à cette héroïne (comme à tous les héros russes, de manière générale, d’ailleurs) : je me sentais davantage comme une observatrice neutre, mise à distance par l’ironie de l’auteure. Ca ne m’a pas empêché d’apprécier l’œuvre, mais différemment.
J’allais oublier : j’aime beaucoup ton article sur ce livre ! Tu donnerais envie de s’attacher à Sonietchka.