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Un roman bouleversant

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J’avais tant aimé Le livre d’Elena d’Alain Jomy qu’il me fallait absolument mettre la main sur son premier roman, Heureux comme à Monterey.

Là encore, une histoire de racines. Là encore, l’omniprésence de la musique, de l’exil, de ce qu’on appelle le hasard et qui est bien souvent ce qui devait arriver.

Transportez-vous à Monterey, en Californie. Imaginez la mer, puis pensez à Steinbeck. Ou plutôt, ne pensez à rien. Laissez-vous, comme le narrateur, porter par cette rencontre devant un hôtel entre deux hommes qui ne se sont pas vus depuis cinquante ans.

L’un, violoncelliste, revenait des camps et avait retrouvé à Paris l’épouse et la fille de celui qui avait été son maître et qui n’était pas rentré. L’autre avait six ans, c’était le petit-fils du grand professeur. Entendez le premier jouer pour le second. Imaginez la photo d’un gamin sur les épaules de cet homme, une photo qui n’a jamais quitté le narrateur toutes ces années.

Et les voilà tous deux, à des milliers de kilomètres de Paris, bien loin de cet été à Montmorency. Une espèce de rendez-vous de la dernière chance où celui de Paris trouvera dans l’histoire du violoncelliste les propres pièces du casse-tête de ses origines. Et vous voilà, vous aussi, témoin de cette histoire, de ces histoires, de l’Histoire. Et vous direz, à l’instar de Paul Éluard, « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » au moment où vous fermerez le livre sur la dernière page, avec ce sentiment d’avoir touché un morceau d’humanité.

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