J’avais 17 ans en 1978 quand Patrick Modiano reçut le prix Goncourt pour Rue des boutiques obscures. Je vois encore le bandeau rouge sur le livre posé en évidence dans la vitrine des nouveautés de la bibliothèque du cégep. Comme si c’était hier. J’avais aimé le titre tout de suite. Sans aucune hésitation.
Puis j’ai aimé le livre. L’écriture. L’atmosphère.
Patrick Modiano est entré pour toujours dans ma vie cet automne-là. Même si j’ai délaissé ses livres pendant un certain temps, pour les retrouver plus tard.
J’aime cet univers qui est le sien. Un univers qui n’est pas celui d’un seul et unique livre écrit et réécrit comme le laissait entendre un chroniqueur littéraire à l’époque où je faisais de la radio. La douce Lali avait d’ailleurs sorti ses griffes ce jour-là. Pas question qu’on dise du mal de Modiano.
Les années ont passé. Celui qui n’aimait pas répondre aux questions des journalistes n’aime toujours pas se prêter à cet exercice et ses cheveux ont blanchi. Sauf sur l’affiche que j’ai fait laminer il y a une vingtaine d’années. En effet, Patrick Modiano veille sur moi, sur mes mots depuis longtemps.
Et en ce dimanche, j’ai eu envie, parce qu’il vient de recevoir le prix Nobel de littérature, de vous offrir quelques décors avec ce que j’imagine être ses livres, afin que vous puissiez vous asseoir, les ouvrir, lire des passages, et nous offrir quelques-unes de ses citations, tirées de ses romans.
Mais pour commencer, dans ce bleu peint par Richard Diebenkorn, quelques lignes d’une entrevue qu’il a accordée à Télérama :
Je n’écris pas vraiment des romans au sens classique du terme, plutôt des choses un peu bancales, des sortes de rêveries qui relèvent de l’imaginaire.

Une réponse
Plaisir à découvrir ce dimanche dédié à Patrick Modiano.. Dès que j’ai eu pris connaissance de ce prix Nobel, ma pensée s’est envolée vers Montréal…
Bon dimanche, Lali. Bisous