Oui. J’ai atteint midi. Il faut
Sans doute que j’en sois conscient.
Eh bien ! Quittons-nous bons amis,
Ô ma fugitive jeunesse.
Merci à toi pour les plaisirs;
Pour la tristesse et les tempêtes,
Pour les souffrances délicieuses,
Pour les fêtes et leurs folies,
Pour tout ce que tu m’as donné.
Merci. J’ai connu des alarmes;
Mais je t’ai pleinement goûtée.
Il suffit. C’est l’âme lucide
Que j’entre dans une autre voie.
J’en ai fini et je respire.
(extrait d’Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine)
*illustration de Norman Rockwell

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