
(La Castianire d’Olivier de Magny)
D’abord par Margotte, puis par Mazel. Ce qui fait que j’ai deux fois plus de raisons de jouer le jeu. Mais quel jeu, au fait? Celui de me glisser le temps d’un billet dans la peau de la femme de la Renaissance que j’aurais aimé être, un tag créé par Euterpe, que je passe à mon tour à Anne, Lucie, Maïté et Colo, et à tous ceux qui voudront nous suivre. Non sans vous dire que puisque l’occasion m’est donnée de voyager dans le temps et d’emprunter une autre identité, c’est celle de la poétesse Louise Labé que je choisis d’emprunter.
Ce qui me donne aussi l’occasion de vous offrir ce sonnet qui lui est attribué :
D’or barbarin et d’argent de copelle,
D’aniz, d’oeilletz, de roses et de lys,
Et de boutons avecq’ l’aube cueillis,
J’ay façonné ceste couronne belle,
Pour en orner, d’une forme nouvelle,
Le sacré chef de l’autheur que tu lis,
Qui tellement a mes yeux embellis
Que, luy mourant, j’en suis faite immortelle.
Et toutesfois, si tu trouves plus beau
Le verd laurier pour luy faire un chapeau,
Compasse l’en et luy couvre la teste :
Il me suffit d’avoir part en son cueur,
Et de le voir ainsy de moy vainqueur
Comme de luy je fis ample conqueste.
13 réponses
Asphodèle a déjà essayé, mais franchement ça ne m’inspire (ou, je l’avoue, je n’ai pas beaucoup le courage, l’envie d’être inspirée…) Je passe mon tour même si c’est un tag très intelligent.
Je réfléchis, je réfléchis.
Très bon choix en tous cas.
Rendez-vous donc chez moi :
http://www.eclats-de-mots.fr/2011/08/22/femme-de-la-renaissance-pernette-du-guillet/
Très beau sonnet comme je le disais plus haut.
Louise Labé? J’ai également hésité.
Louise Labé connaît un certain succès avec ce tag… Et à la lecture de ce sonnet, on comprend 😉 Bonne journée Lali
toujours une bonne occasion de citer l’un de ses poémes,
ravie que vous ayez suivi le jeu,
amicalement
J’ai enfin répondu à ton tag chez moi 🙂
Merci Lucie pour cette découverte.
Bonjour Lali, merci pour ce beau poème.
Suite à ton tag, la semaine prochaine mon billet sera consacré à….tu verras!
Joyeux weekend.
Meric beaucoup Lali ! J’ai publié ton billet !
À un moment j’ai pensé à participer. J’avais vraiment envie. Follement envie. Mais une petite voix est venue parler à ma tête et elle m’a dit qu’il fallait que je « la coupe » pour être au diapason. Alors tu comprends… Il faut être fou pour couper un si bel objet, ça m’arrache le cœur. Et puis ça doit faire un mal de chien…
Ravie d’apprendre que tu l’avais encore quand on s’est promené sur la plage le soir de pleine lune. À part les vagues qui sont venues taquiner mes orteils j’avoue que je n’ai rien d’autre à raconter. Je suppose que ça doit être un objet de collection.
Se mettre dans la peau d’une femme de la Renaissance, dites-vous ?… Je veux bien. Mais pas une de ces femmes qu’on trouve nues dans un tableau vénitien devant lequel des borgnes sans aucune vision de leur avenir viennent passer leurs journées.
Bien évidemment que j’en ai de l’expérience. Je me suis glissée dans la peau de Roger Rabbibite. Pas le médiocre film de Monsieur Spitebergue, mais dans un film érotique des années 30 où je jouais justement une comtesse aux pieds nues de la renaissance, où même Monsieur Churchille con carne venait jouer avec son cigare, en attendant que la guerre se termine.
Comment ça je suis folle ?…