Elle lit dans la nuit. Comme avant. Enfin, presque. Pas encore, pas maintenant. Mais tout ça reviendra.
Il y a d’abord le retard à rattraper. Les courriels laissés non ouverts ou sans réponse. Les factures accumulées. Et puis, surtout, ce livre qui lui est cher. Ce livre que la lectrice d’Andras Balogh a posé sur l’oreiller pour le goûter tranquillement. Qu’elle regarde, sans l’ouvrir.

2 réponses
Il jette un regard à « l’homme rapaillé ». Il y a un coin plié dans une page qu’il n’arrive pas à lire. Pas tout de suite. L’avion s’envole. Montréal est dans le silence de ses larmes. Il serait resté. Pour toujours. Pour renaître.
Il caresse de ses doigts tremblants ce livre comme si c’était le visage d’une femme. C’est tout ce qu’il arrive à faire. Caresser ce livre. Sans un mot.
Armando, ce sont des mots tout en sensibilité. Que c’est beau !