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Quand passion et cinéma s’entremêlent

baisers-de-cinema.gif

Il y a parfois des livres qu’on a le regret d’abandonner tant l’histoire autant que l’univers dans lequel celle-ci baigne nous séduit. Tel est le cas de Baisers de cinéma d’Éric Fottorino, que j’ai tantôt dévoré tantôt savouré, tant pour la quête du narrateur à la recherche de sa mère dont son père lui a peu dit — sinon qu’il devait sa naissance à un baiser de cinéma — que pour l’histoire d’amour qui tisse le roman.

Qui aime le cinéma, et particulièrement celui de la nouvelle vague, ne pourra qu’être envoûté par l’univers dans lequel baigne le narrateur. Un univers de lumière, le père étant éclairagiste de cinéma. Un univers de couleurs aussi, comme le prouve cet extrait :

« Elle n’appela pas de toute la semaine. Son parfum persistait à la surface de mon lit, et il y avait cette épingle à cheveux, ma pièce à conviction. Mayliss m’avait prévenu en partant : je marcherai dans tes rêves et ils seront très bleus. Elle m’avait récité la liste des bleus qu’elle connaissait, le bleu alcyon, le bleu de toluidine, le bleu azur, le bleu de coloriage, le bleu nuit. Il aurait fallu inventer le bleu Mayliss, un bleu tendre et douloureux à la fois. Mais je ne rêvais pas. Du moins mes rêves ne laissaient-ils aucune trace au réveil. »

Baisers de cinéma, pour les amoureux de Truffaut et de Rohmer, et de toutes ces actrices qui ont fait la nouvelle vague et dont les seuls prénoms suffisent à nous faire rêver. Encore et toujours. Pour ceux qui aiment les vrais livres, ceux écrits avec la plume de la passion.

8 réponses

  1. Merci de parler de ma profession Lali. Eh oui chère amie, j’ai été baiseur de cinéma pendant de longues années.
    Mes lèvres étaient très photogéniques, charnues et désirables, les actrices les plus connues les ont mordillées, à un point tel que les réalisateurs quand ils présentaient le film tenaient à informer les actrices des lèvres qu’elles allaient embrasser. Argument imbattable.
    Il est vrai que j’ai dû embrasser de moins belles. Je me souviens qu’une fois la grand-mère du petit chaperon rouge a voulu absolument que je sois dans la forêt à son passage… c’était l’hiver…et puis elle avait mangé de l’ail.
    Le seul secret est que je n’ai jamais gagné un Oscar et pourtant je le méritais bien.

  2. Bonjour Lali,
    Merci pour ce beau billet qui me donne envie de lire ce roman, l’extrait me plait beaucoup!
    Merci également pour tes visites ainsi que pour tes gentils commentaires.
    Je réponds sans faute à ton mail ce soir, désolée, vraiment désolée pour ce retard.
    Bien amicalement

  3. La folie me guette aussi… La prochaine fois que j’irai chez le libraire, Lali, je ne manquerai pas de lui demander un « VRAI » livre! (rire). J’ai hâte de voir la tête qu’il va faire! Et alors, toute fière je rajouterai  » oui, un de ceux écrits avec la plume de la passion ».

  4. Bonjour Lali ! Je prends bien note de ce livre , tu nous le présentes comme une belle gourmandise , « tantôt dévoré, tantôt savouré » ,à nous maintenant d’y goûter et de découvrir s’il est à notre goût ! Mais si la plume de la passion est passée par là , il y a de grandes chances! Merci !

  5. Je n’ai pas lu ce livre mais il me fait penser au film magnifique avec Philippe Noiret Cinéma paradiso et la scène de fin avec tous les baisers du cinéma montés ensembles
    Tient ça me donne envie de revoir le film merci Lali

  6. Oups… mon message s’est envolé… je disais donc, merci Lali pour ton billet qui donne envie de lire ce livre. Il est dans ma liste!

    Bon jeudi, Lali!

  7. Et oui je l’ai manqué…C’est impossible pour moi de tout suivre…Et je vais devoir m’imposer une sérieuse réflexion sur la vie « bloguesque », y compris la mienne.

    Eric Fottorino croule sous les prix littéraires : sept prix sur douze livres…Il est urgent que je continue ma découverte après « L’homme qui m’aimait tout bas »…
    On n’abandonne, finalement, jamais le livre…Même quand l’histoire est finie…Même quand on la connaît, on peut la relire à l’infini et la découvrir autrement…Sous un autre éclairage, dans une autre pièce, à l’ombre ou au soleil, dedans, dehors, le cœur triste ou joyeux, toujours le livre parlera et livrera un peu de lui-même. Et de nous…

  8. Je l’ai acheté…Hier…En édition de « poche », je ne peux faire autrement…Je voulais continuer à le lire depuis des mois ( mon commentaire précédent l’atteste !)et quand j’ai vu le titre, je me suis dit  » C’est celui que Lali a lu ! » alors je l’ai emporté…
    Bon, j’en ai acheté d’autres aussi mais de cette folie,j’en parlerai chez moi 🙂

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