Il me semble avoir entendu la lectrice de Ferdinand Bassot répéter plus d’une fois à haute voix certains poèmes d’André Velter. Peut-être lui était-il difficile de faire un choix? Tout de même, voici ce qu’elle a retenu de L’amour extrême :
Où que tu sois, je t’aime
Pour te rejoindre
nul parcours sur la terre,
il y faut l’ascension
de la montagne immense
qui me déchire le cœur.
Là tout est vertical
de l’abîme du sang
aux mille soleils de l’âme,
une épée de lumière
et pas un seul sentier.
Est-ce mon amour
au souffle fragile,
à la fougue patiente
et légère, qui va ouvrir
la septième voie?
Amour sauvage que tu voudrais
libre du chasseur et de la proie,
amour qui inventait l’amour
sans un appui sans une corde,
amour absolu, tout à toi.

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