Lali

30 octobre 2006

Petit spleen du passage à l’heure d’hiver

Filed under: États d'âme — Lali @ 20:48

barref3

Ce n’est pas tant toutes ces horloges dont il faut régler l’heure le problème mais plutôt ce premier soir où on rentre du travail après le passage à l’heure d’hiver. Car tout cela est brutal. Quelques rayons de soleil à la sortie si on a un peu de chance, mais surtout la nuit noire avant même d’avoir atteint le but, le chez-soi où on envoie valser les chaussures.

Je savais que ça allait être comme ça, que j’allais me sentir déboussolée par la noirceur du premier soir. Je le savais, et pourtant. L’opacité s’est jetée sur moi trop vite, je n’ai pas eu le temps de me préparer. À peine de réaliser, et c’était fait. J’étais devant ma porte et la nuit était là, comme elle est là, après 21 h en plein été. Comme elle est là quand j’épie le soleil du matin.

Elle est pour le moment gêne et perturbation, pas encore complice. Parce que j’aurais pris encore un morceau de jour avant de retrouver mon antre. Parce que même si je peux être parfois une femme de la nuit, celle qui a fait d’elle son alliée les nuits d’écriture ou d’amitié, je constate à quel point le passage est brutal. Le jeu de marelle dessiné sur le sol et lavé par la pluie d’hier n’a pas été refait par les enfants qui sont déjà rentrés à l’heure où j’arrive maintenant que le soir arrive plus vite. Et l’interrupteur au bout des doigts plutôt que le plaisir des derniers rayons qui savaient tout teinter de rose. Et ce déséquilibre parce que tout ça n’a pas été progressif.

Mais je m’y ferai. Il y a si longtemps qu’on joue avec les aiguilles.

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