Comme il fait bon de lire à cette heure où tout est tranquille. La lectrice de Susan Macdowell Eakins le sait, elle qui en profite avant que la marmaille ne soit debout. Elle n’aura alors plus une minute à elle entre les repas, les lessives, les devoirs, celui qu’il faut mener là, celle qui veut des tresses et l’autre qui est à la recherche d’un bouton de la robe de sa poupée et qui pleure qu’il soit perdu.
Mais les enfants dorment encore, elle peut jouir du calme, elle qui ne pourra toucher à son livre avant le lendemain matin, puisque le soir, après une telle agitation, elle s’endort sans être capable de lire.
Puissent-ils rester encore un peu plongés dans le sommeil afin qu’elle puisse se laisser porter par quelque aventure. Le plus longtemps possible.
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