Attendez tout de vous, rien de l’évènement. (Proverbe français)
*toile de Chris Bennett
La lectrice de l’illustratrice Anna Cunha me semble bien rêveuse, assise sur un livre devenu balançoire. C’est aussi votre avis? Choisirez-vous de nous parler d’elle, de nous raconter ses rêves, ou même les vôtres, en vos mots, comme vous le faites dimanche après dimanche depuis des années?
C’est ce qui nous saurons dans sept jours au moment de la validation des textes déposés, et pas avant. Comme vous avez amplement le temps d’écrire quelques lignes d’ici là, profitez-en pour lire les mots déposés sur la scène livresque de dimanche dernier. Il n’est toujours fascinant de voir ce qu’une même image peut susciter.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Attendre. Il me semble que tout le monde n’a que ce verbe à la bouche. L’un attend avec impatience l’heure de la retraite, une autre que ses enfants quittent la maison, et une autre encore de trouver enfin chaussure à son pied. Ou tout simplement l’autobus, une amie, un chèque, ou le plombier.
Ce qui m’a donné l’idée de réunir en ce dimanche des lecteurs et lectrices qui semblent attendre quelque chose ou quelqu’un, comme la comtesse Maria Hilarionovna peinte en 1919 par Nikolai Bekker, afin de partager avec vous quelques proverbes sur l’attente, en commençant par ce proverbe danois : Qui se contente de belles paroles risque d’attendre fort longtemps.
on empile des mots
pour le passant
verra-t-il le chemin
Bernard Noël, La chute des temps
*choix de la lectrice de Jean-Joseph Chevalier
Quand je suis tombée sur cette carte lors d’un de mes après-midi de chasse aux cartes postales, j’ai tout de suite eu un oh admiratif devant cette sublime photo de la pointe du Raz. Et j’ai remercié Geneviève, la signataire, même si cette carte ne m’était pas adressée, pour ses bons baisers.
Je ne saurai jamais quels chemins elle a empruntés depuis son oblitération le 18 août 1935 à ce jour de novembre 2017, où je l’ai eue entre les mains, en passant par une arrêt, avenue Ledru Rollin à Paris, chez son destinataire. Un jour, il faudra que je m’amuse à les imaginer.
Il nous faut perdre la raison
pour la redécouvrir
intacte
le jour où l’on sait bien
qu’il ne sera valable d’en user
qu’à des fins secondaires
Achille Chavée, À corps et à cri
*choix de la lectrice de Nicoles Maes
Ma sœur avait beaucoup aimé Munich où elle a passé quelques jours l’an dernier. Jose aussi, un jeune Espagnol qui y a séjourné récemment, et qui m’a envoyé cette carte bien de saison puisqu’on y voit le marché de Noël, à Marienplatz. Ça donne envie d’aller au-delà de l’image, non?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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