Écrire, c’est vivre doublement. (Assia Djebar)
*illustration de Bella Pilar
Passe l’amour, meurt le désir;
La lumière froide nous sépare;
Qui se souvient d’un rendez-vous secret,
Des rêves, de la joie des années passées?…
Qu’une seule feuille
Conserve un peu de ce souvenir.
Alexandre Pouchkine, Poésies
*choix de la lectrice de Doris David
Les cartes postales nous emmènent dans des endroits où n’irons peut-être jamais. C’est le cas de celle-ci. En effet, je ne pense pas aller un jour à Bali, mais j’ai apprécié découvrir l’un de ses nombreux marchés grâce à celle-ci, et prendre part de façon interposée à toute cette animation.
Trouver la beauté, la joie, là où elles se donnent : dans ce corps, dans cet être, dans cette vie et non dans une vie idéalisée. C’est dans le quotidien, dans le banal que la joie réside. (Dalaï Lama)
*toile de George Benjamin Luks
Mon nom pour toi mais qu’est-il donc?
Il va mourir, comme l’écho plaintif
d’une vague brisant sur la rive lointaine
ou comme un bruit nocturne au fond d’une forêt.
Sur un feuillet d’agenda griffonnée,
sa trace restera muette,
tels les signes, sur une tombe,
d’une langue indéchiffrée.
Qu’est-il pour toi? Désormais oublié
sous tant et tant de passions nouvelles,
il ne peut plus te livrer en pâture
de souvenirs purs ou attendrissants.
Mais vienne un jour de peine, alors, dans le silence,
répète-le, mélancolique,
et dis : mon souvenir n’a pas péri,
il est au monde un cœur où je survis.
Alexandre Pouchkine, Poésies
*choix de la lectrice de Vishalandra Dakur
Il y a quelque chose qui m’a tout de suite plu dans cette carte postale envoyée d’Allemagne par Marei. Est-ce l’eau? Le pont qui a quelque chose de fragile et de solide à la fois? L’inconnu vers lequel il mène? Tout ça?
Je sais seulement que je me suis retrouvée dans cette photo.
Quand un poète en son extase
Vous lit son ode ou son bouquet,
Quand un conteur traîne sa phrase,
Quand on écoute un perroquet,
Ne trouvant pas le mot pour rire,
On dort, on baille en son mouchoir,
On attend le moment de dire:
Jusqu’au plaisir de nous revoir.
Alexandre Pouchkine, Poésies
*choix de la lectrice de Karine Daisay
La soupe, ça s’lape avec du bruit, sinon on peut pas savoir que c’est d’la soupe. (Astrid Lindgren)
*toile de Jacob Eichholtz
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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