Il n’y a dans l’homme que l’estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d’expérience, le désir d’agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés. (Thomas Edison)
*illustration d’Angela C. Hawkins
Il n’y a dans l’homme que l’estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d’expérience, le désir d’agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés. (Thomas Edison)
*illustration d’Angela C. Hawkins
Matines
J’ai rêvé d’une grande route
Où tu étais seule à passer
L’oiseau blanchi par la rosée
S’éveillait à tes premiers pas
Dans la forêt verte et mouillée
S’ouvraient la boucle et l’œil de l’aube
Toutes les feuilles s’allumaient
Tu commençais une journée
Rien ne devait faire long feu
Ce jour brillait comme tant d’autres
Je dormais j’étais né d’hier
Toi tu t’étais levée très tôt.
Pour matinale m’accorder
Une perpétuelle enfance
Paul Éluard
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)
*choix de la lectrice de Craig Mooney
Du jaune et du vert. Il n’en faut pas plus pour que cette carte en provenance de la République dominicaine soit des plus lumineuses et donne envie d’aller voir tout cela de plus près.
L’apprentissage de la sagesse commence lorsqu’on découvre que la relation d’être humain à être humain n’a pas besoin de se conformer à la logique du désir. (Tzvetan Todorov)
*toile de John K. Harrell
À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre
J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits
Je dépiste et dénude un ciel
Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie
Retombée sur ma Terre
j’y répète à voix basse Inventions et souvenirs
À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.
Andrée Chédid
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)
*choix de la lectrice de https://sv.wikipedia.org/wiki/Sigurd_M%C3%B6ller
Quand, parfois, on a juste envie de se perdre dans un livre, peu importe où il nous emmènera, et qu’une carte postale à l’image de ce qu’on ressent se trouve dans sa boîte aux lettres…
Ouvrir un dictionnaire, c’est se jeter dans le foisonnement de la vie, dans l’exubérance du monde. C’est prendre le risque de se dire inculte. C’est aussi se donner la fierté de la découverte ou l’orgueil de l’attestation. C’est encore à chaque fois s’approprier des petits morceaux de l’héritage universel. (Bernard Pivot)
*toile de Johann Hamza
Nova
Dans un monde au futur du temps où j’ai la vie
Qui ne s’est pas formé dans le ciel d’aujourd’hui,
Au plus nouvel espace où le vouloir dévie
Au plus nouveau moment de l’astre que je fuis
Tu vivras, ma splendeur, mon malheur, ma survie
Mon plus extrême cœur fait du sang que je suis,
Mon souffle, mon toucher, mon regard, mon envie,
Mon plus terrestre bien perdu pour l’infini.
Évite l’avenir, Image poursuivie !
Je suis morte de vous, ô mes actes chéris
Ne sois pas défais toi dissipe toi délie
Dénonce le désir que je n’ai pas choisi.
N’accomplis pas mon jour, âme de ma folie, —
Délaisse le destin que je n’ai pas fini.
Catherine Pozzi, Très haut amour
*choix de la lectrice de Nadine Nicaise
J’aime beaucoup les cartes postales qui m’emportent au bout du monde, dans des endroits que je ne verrai probablement jamais. Celle-ci, avec quelques images la culture du thé au Sri Lanka, en est un parfait exemple.
Mieux vaut des souvenirs qui font mal que pas de souvenirs du tout. (Karine Giebel)
*toile de Jean-Baptiste Camille Corot
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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