On écrit comme on lance un cri dans la nuit. (Boucabar Boris Diop)
*toile de Francis Coates Jones
où fraie ma préface
dédiée
déliée des corps
dans la moiteur d’une prière
promise
à la patience transie des lèvres
aux dédicaces annulaires du Temps
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice d’Hilary Scott (dont toute trace a disparu)
Grâce aux cartes postales, aller là où l’on n’ira jamais.
Au Népal, entre autres, afin de visiter le temple de Kumbheshwar et de voir cette sculpture de Shiva dans le roc.
mes mots bègues
nos mots métèques
prennent langue
s’apprivoisent
à saute-mouton
caracolent
à découdre missives filées
se chevauchent
essaiment
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Mathias Schmidt (dont toute trace a disparu)
Toute écriture se nourrit des changements idéologiques, scientifiques et communicationnels de son temps. Chaque écrivain tend vers l’universel de façon singulière parce qu’il croit être le monde et par la manière de concevoir son propre univers littéraire, par son écriture. (Tanella Boni)
*toile de Diego Vélasquez
et vertiges emmêlés
de l’onde en cavale de col
hier
Amande
honorable
ce jour
fragiles prémices
à la diaprure d’une lave préméditée
je transfuge
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Richard Schmid
Trouver une telle carte dans sa boîte aux lettres, ça donne envie de partir… pour Capitola, dont je n’avais jamais entendu parler, alors qu’elle est la plus ancienne station balnéaire de la Côte Ouest des États-Unis!
De tous les livres, celui que je préfère est mon passeport, unique in octavo qui ouvre les frontières. (Alain Borer)
*illustration de Dave Cutler
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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