Les secrets trop bien gardés sont comme des cartouches dans un stylo d’enfant. Quand ils éclatent, une encre sombre s’écoule et ça ressemble à du sang. (Éric Fottorino)
*toile de Jorge Namerow
Les secrets trop bien gardés sont comme des cartouches dans un stylo d’enfant. Quand ils éclatent, une encre sombre s’écoule et ça ressemble à du sang. (Éric Fottorino)
*toile de Jorge Namerow
Les cœurs dorment dans des coffrets
Que ferment de belles serrures;
Sous les émaux et les dorures
La poussière des vieux secrets
Et des lointaines impostures
Se mêle aux frêles moisissures
Des plus récentes aventures :
Chère, ôtez vos doigts indiscrets,
Les cœurs dorment.
Vos doigts ravivent des blessures
Et vos regards sont des injures,
Laissez-les reposer en paix.
Comme des rois dans leurs palais
Ou des morts dans leurs sépultures,
Les cœurs dorment.
Rémy de Gourmont, L’odeur des jacynthes
*choix de la lectrice signée Hermann Mühlen
C’est peut-être une boulangerie parisienne, mais pour moi, c’est la France.
Telle que je la connais et que je l’aime.
Intimité amoureuse
De ta voix cajoleuse au frisson virginal,
Laisse flotter sur moi le désir qui m’enjôle,
Ce rêve qui chuchote au creux de mon épaule
Et qui me tient si chaud, parfois, que j’en ai mal.
Un soupir, une haleine, un délice amical
Te livrent chancelante à l’amour qui te frôle,
L’amour dont, comme toi, je pressens tout le rôle
Dans le souffle d’un vœu fragile et musical.
Fais naître, s’il te plaît, l’extase d’une étreinte;
La douceur met sur nous une invisible empreinte
Avec des mots au loin caressant l’horizon;
Un beau ciel alangui se drape de mystère;
Et nos yeux fascinés par la même oraison,
Semblent depuis longtemps avoir quitté la terre.
Thierry Cabot, La blessure des mots
*choix de la lectrice de Gennady Myznikov
S’il est un artiste qui n’a pas besoin de présentation, c’est bien Renoir.
Et je dois avouer que ce tableau intitulée La danse à la ville est rien de moins que sublime.
Réfléchir c’est difficile, c’est pourquoi la plupart des gens jugent. (Carl Gustav Jung)
*toile d’Ellis Nadler
Pressez-vous de m’aimer. J’avais froid tout à l’heure.
Le vent du soir gémit comme enfant glacé.
D’infatigables maux pleuvent sur ma demeure,
Et mes élans d’hier ont pour toujours cessé.
Car hier est si loin… si loin que, terrassé,
Je sens de toutes parts le néant qui m’effleure;
Le fantôme d’un songe à peine commencé
Où ma vie, un moment, apparaissait meilleure.
Oh! Pressez-vous! Je n’ai rien fait. Voilà demain.
Votre joue adorable et votre douce main
Seules peut-être ici, réchaufferont mes lèvres.
Pressez-vous. Le temps fuit. J’ai vécu par hasard;
Mon cœur faible a sombré dans des jours las et mièvres.
Et je veux tant qu’on m’aime avant qu’il soit trop tard.
Thierry Cabot, La blessure des mots
*choix de la lectrice Samuel Mützner
Dès que j’ai vu cette carte postale, je me suis tout de suite que je devais ajouter cet endroit à ma liste de lieux à visiter tant j’ai été séduite par ces couleurs et l’atmosphère qui se dégage de cette photo.
La destination? Ameland, aux Pays-Bas, que je ne connaissais pas du tout. Et vous?
Les écrits sont la descendance de l’âme comme les enfants sont celle du corps. (Clément d’Alexandrie)
*toile de Christine Hartman
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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