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La mode en 1909

J’aime beaucoup ces photos ou cartes postales d’époque qu’on réimprime aujourd’hui pour en faire des affiches ou de nouvelles cartes postales. En 1909, ma grand-même maternelle avait 18 ans. A-t-elle eu l’occasion d’aller à la plage et de porter un tel maillot de bain?

L’atelier de Rembrandt

J’ai eu la chance, il y a 40 ans, de visiter le Musée de la Maison de Rembrandt, à Amsterdam. Ces jours-ci, c’était le tour de Mike, qui a beaucoup aimé la suggestion que je lui ai faite de voir cet endroit qui abrite quelques pièces dont l’atelier de l’artiste, quand il m’a écrit qu’il accompagnait un groupe d’élèves aux Pays-Bas et en Angleterre.

En vos mots 955

Des lectures d’été, voilà ce que propose le personnage qui a transformé sa camionnette en bibliothèque ambulante pour le plus grand plaisir de tous. Que choisirez-vous? Racontez-nous en vos mots ce que cette illustration signée Linzie Hunter évoque pour vous. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans sept jours, car aucun commentaire ne sera validé avant le prochain En vos mots.

Cela vous laisse donc aussi amplement le temps de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je viens à l’instant de valider, et même de les commenter si vous le souhaitez.

Bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent. Et rendez-vous dans une semaine pour la suite.

Les toiles d’Isafara

Déjà samedi après-midi. Donc, l’heure de faire connaissance avec des artistes qui aiment les livres et la lecture. Aujourd’hui, découvrons l’univers d’Isafara.

Quelques toiles d’Albrecht Dürer

Un bien joli montage, envoyé par Ulrike, de Nuremberg, où se trouve la maison d’Albrecht Dürer, qu’on peut visiter.

La guitariste

Une photo de Tashimoto, dont je n’ai retrouvé aucune trace. N’est-elle pas magnifique?

Ce que mots vous inspirent 3356

J’ai appris que l’amour peut arriver par surprise ou mourir en une nuit. Que de grands amis peuvent devenir de parfaits inconnus, et qu’au contraire, un inconnu peut devenir un ami pour la vie. Que le « jamais plus » n’arrive jamais et que » pour toujours » a une fin. Que celui qui veut, peut et y arrive. Que celui qui prend des risques ne perd jamais rien, et que celui qui ne risque rien ne gagne jamais rien. Que si on veut voir quelqu’un, il faut aller le chercher, car après c’est trop tard. Qu’avoir mal est inévitable, mais que souffrir est en option, et surtout, j’ai appris que nier les choses les plus évidentes ne sert absolument à rien. (Elif Shafaq)

*toile de Marie-Désiré Bourgoin

Jour après jour

Tout ce tri au quotidien, qui fait remonter des souvenirs quasi oubliés, qui réanime des objets enfouis au fond de boîtes, qui remet en scène celle que je fus à différentes périodes de ma vie, a de quoi me bouleverser certains jours. Mais cet exercice est nécessaire. On ne va pas de l’avant sans tourner certaines pages, sans laisser derrière soi l’inutile ou le trop lourd.

Chaque objet dont je me défais, que je le donne, que je le jette, que je le range, avait une histoire. Ou n’en avait pas. Il est d’ailleurs plus facile de me départir de bibelots, de vêtements, de meubles, de livres qui ne font surgir aucune émotion.

Le passé occupera toujours une place dans mon futur. Mais pas toute la place ou une trop grande place. Et quand chaque bibelot, chaque tableau, chaque livre, chaque photo sera là où il doit être dans cette maison où j’ai grandi et qui devient petit à petit celle où je vivrai quelques années sûrement, je pourrai lire, lire, lire et encore lire sans penser à tout ce qui n’est pas encore trié.

*toile de Sherri Aldawood

Pont-Aven

Ce que j’aime les tableaux de Charles Cambier! Grâce à celui-ci, je remonte le temps et j’ai 19 ans à nouveau. Une carte postale envoyée par Chantal, mon amie bretonne, poète et dévoreuse de livres, avec qui j’ai vu Pont-Aven.

L’étoile jaune sous divers angles

« Le jour où le monde devint plus noir, ma mère était ciseaux, mon père était toile d’un jaune lumineux, c’est là que, précise, je fus taillée. »

Ainsi parle l’étoile jaune, qui raconte dans cet album le destin de quelques personnes qui ont dû coudre ce signe distinctif sur leurs vêtements. Pour que tout le monde sache qu’elles étaient Juives et qu’il fallait que ce soit visible pour mieux les bannir et les exclure. De l’enfant au fou, en passant par le rabbin, le libraire et le vieux. Ces porteurs d’étoiles qu’on a jetés dans des trains destinés au bétail, qu’on a persécutés et tués.

C’est à eux et à ceux qui ont survécu à l’enfer des camps de concentration que cet album est dédié. Pour que nul n’oublie. Pour que cette étoile jaune brille à jamais et témoigne du passé. Pour que ça ne se reproduise plus. Tel est le message véhiculé par cet album écrit par Matteo Coradini et illustré par Vittoria Facchini.

Un album juste, économe de mots, mais éloquent, aux images bouleversantes.

Un album percé de la première à la dernière page par un trou en forme d’étoile.

Un album remarquable. Tout simplement.