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Le cap Saint-Vincent

L’ami Armando, qui connait bien le cap Saint-Vincent, aurait-il une anecdote à partager avec nous?

Ce que mots vous inspirent 3237

La vie est un déploiement, et plus nous voyageons plus de vérités nous saurons comprendre. Comprendre les choses qui sont à notre porte est la meilleure préparation pour comprendre celles qui se trouvent au-delà. (Hypatie d’Alexandrie)

*toile d’Azzouzi Lamine

La citation d’Orson Welles

On naît seul, on vit seul, on meurt seul. C’est seulement à travers l’amour et l’amitié que l’on peut créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls. (Orson Welles)

J’avais une idée approximative de cette citation que mon oncle avait un peu trafiquée en conservant l’essentiel de celle-ci quand je suis tombée sur la version intégrale par pur hasard. Et c’est en poursuivant mes recherches que j’ai appris que cette phrase était tirée du film Someone to love dans lequel Welles joue son propre rôle.

Cette citation est-elle vraiment de lui ou du scénariste ou encore des deux?Peu importe. Je veux surtout m’attarder à son sens plus qu’à déterminer qui en est le véritable auteur.

J’ai toujours été convaincue qu’on naît seul et qu’on meurt seul. Mais vit-on vraiment seul en dehors d’une île habitée uniquement par soi-même? Rien n’est moins sûr. On a pour la plupart de la famille, des voisins, des collègues, lesquels font tous partie de notre vie jusqu’à un certain point. Nous ne sommes donc pas seuls, au sens propre du terme. Mais de là à dire que l’amour et l’amitié peuvent créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls, toute une question.

Avoir des amis ne nous rend pas moins seuls. Une relation amoureuse non plus.

Mais l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls quand nous avons des amis ou sommes amoureux me laisse tout de même un peu perplexe. C’est le genre de question à débattre à plusieurs. Qui se lance?

*illustrations de Maria Loor

D’après Banksy

Banksy a tellement de fans qu’on finit par ne plus savoir si certaines peintures murales sont les siennes ou pas. C’est le cas de celle-ci, probablement inspirée par sa petite fille au ballon. Résultat : une bien jolie carte postale pour ma collection dédiée à l’art de la rue et aux fresques.

Venise interdite

« Encore une fois, il faut qu’ils se rencontrent. Une nouvelle fois. C’est peut-être cela, s’aimer, arriver à se rencontrer, encore, plusieurs fois, dans toute une vie, se perdre et se rencontrer encore, une nouvelle fois. »

Cette seule citation pourrait presque à elle seule résumer Venise interdite, un roman d’Éric Nonn, publié en 1990. Un roman impressionniste, non linéaire, que certains qualifieraient peut-être de décousu, qui transporte les lecteurs d’un lieu à un autre, alors que le narrateur fait le tour de 20 ans d’amour et de non-amour à l’heure d’un certain constat.

Il n’ira jamais à Venise avec elle. Et pourtant, il l’a souhaité. Longtemps, peut-être même toutes ces années. Comme il a désiré aussi  ne jamais cesser de la rencontrer.

Mais c’est trop tard. Ils n’en sont plus là. Pourtant, «… il voulait l’aimer jusqu’au delta, jusqu’à l’estuaire, jusqu’à la fin, quand les rives n’ont plus d’importance, quand on ne sait plus où elles se dessinent. »

Mais ils se sont déjà perdus trop de fois. Voyager ne réparera pas ce qui n’est déjà plus.

Venise interdite se lit tranquillement, question de savourer les images, évocatrices d’une histoire unique, mais qui ressemble presque à toutes les autres, à l’heure où tout s’est déjà joué. Encore une fois. Une dernière fois.

Le kiosque à musique de Chatham

À l’occasion du Salon de la carte postale le weekend dernier, j’ai déniché quelques cartes intéressantes, notamment celles-ci, mettant en vedette le kiosque à musique de Chatham, dans le Massachusetts. Une photo et un tableau signé Grace Chapin. Quelle ambiance!

En vos mots 895

Maintenant que les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier sont validés, je vous propose de faire vivre en vos mots cette illustration signée Elisa Sartori.

Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera visible avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

La montagne de livres

J’ai toujours eu un faible pour les albums jeunesse dont le sujet est la lecture. Je ne pouvais donc qu’être attirée par le titre de cet album de l’illustrateur et auteur jeunesse Rocio Bonilla.

Et je n’ai pas été déçue par La montagne de livres. Cet album n’est rien de moins qu’un petit bijou.

Dès que vous ferez connaissance avec Lucas, le héros de cette histoire amusante qui est une invitation à peine déguisée à se plonger dans les livres, vous vous prendrez d’affection pour ce dévoreur de livres à qui sa mère a conseillé la lecture parce qu’il souhaitait voler.

Devenu insatiable, il n’a de cesse de demander des livres à tous et à toutes si bien qu’on lui en apporte de partout, car son histoire a fait le tour du monde. Cela donne lieu à des images extraordinaires, je vous laisse les découvrir.

Un autre album à offrir sans hésitation!

Filets de pêche à Pourville

C’est toujours un plaisir de découvrir une toile de Claude Monet que je ne connaissais pas!

Musique du jour

Il n’est que 7 h 30, mais je suis debout depuis plus de deux heures… Je ferai des courses tout à l’heure et j’irai souper avec mon père, mais pour l’heure, j’écoute Nightnoise, Vous m’accompagnez?

*illustration d’Eri Kamei