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Dans les rues de Cuba

Quiconque visite Cuba en verra partout et les prendra en photo. En effet, les vieilles voitures font partie des attraits touristiques incontournables de Cuba. Une jolie série, un cadeau de mon amie Ode.

Ce que mots vous inspirent 3240

Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n’a de pouvoir sur les circonstances mais chacun en a sur ses choix. (Éric-Emmanuel Schmitt)

*toile de David Tindle

Ma vie d’espion

Parfois, on a juste envie d’un court roman sans prétention et distrayant. Ma vie d’espion de Thierry Horguelin est arrivé à point.

Pendant 73 pages, je me suis laissée emporter par cette histoire rocambolesque et tirée par les cheveux, pour qui n’aime pas trop plonger dans l’irrationnel et l’inexpliqué (voire l’inexplicable) – ce qui n’est pas mon cas. Et avec grand plaisir, en plus!

Véritable jeu de piste où les indices ne se révèlent pas toujours justes, mettant en scène un photographe s’imaginant vivre une vie d’espion pour colorer sa plus ou moins fade vie, Ma vie d’espion se laisse dévorer. Rien de moins. On veut savoir où cette enquête autour d’une mystérieuse galeriste nous mènera. Et vous ne serez pas déçus si d’aventure vous vous laissez prendre au jeu. Je n’en dis pas plus!

La danseuse

« Il n’y a pas de passé. ni d’étoile morte, ni d’années-lumières qui vous séparent à jamais les uns des autres, mais ce présent éternel », ai-je retenu du clin d’œil de Modiano au Petit prince de Saint-Exupéry à la toute fin de La danseuse. Une phrase qui pourrait résumer tous les livres de Patrick Modiano, que je lis depuis 1978.

D’aucuns affirment qu’il écrit toujours le même livre. Les mêmes qui s’ennuient à lire cet auteur qui fait partie de mes préférés. Mais qu’ils arrêtent de le lire et cessent d’en parler, celles et ceux qui l’apprécient n’en seront que plus heureux.

Il est question d’une danseuse à qui Modiano n’a pas donné de prénom, d’un univers un peu glauque comme on en trouve souvent chez lui, du temps qui passe et qui efface certaines traces, de ce qui est malgré tout inaltérable, et même de l’éditeur Maurice Girodias. Tout s’entremêle dans une sorte de désordre organisé. Il vous suffit de suivre le héros, d’accepter que tout ne vous soit pas raconté.

En fait, laissez-vous porter, ne résistez pas. Vous aurez droit à la nostalgie Modiano. Vous parcourrez les rues d’un Paris disparu, vous croiserez une danseuse, un futur écrivain, un enfant. Et vous vous laisserez prendre au jeu des silences, des omissions volontaires et de qui se scelle au-delà des mots.

La femme en bleu lisant une lettre

La version originale de Johannes Vermeer et celle de Nick Cudworth. Un bel envoi de mon amie Sabine.

Bégonia, pommes et poire

Un foert joli tableau d’August Macke, un peintre qui fait partie de mes préférés.

Ce que mots vous inspirent 3239

L’optimiste ne refuse jamais de voir le côté négatif des choses; il refuse simplement de s’attarder dessus. (Alexandre Lockhart)

*illustration de John J Muth

Dommage

Il n’est pas de livres que j’entame autrement qu’avec enthousiasme, car aucun ne m’est imposé. Il s’agit toujours d’un choix en raison du sujet, de l’auteur ou de l’auteure, du résumé, d’une critique ou d’un conseil de quelqu’un de mon entourage dont je partage les goûts. Dans le cas du Pianiste de la Nouvelle-Orléans, c’est le sujet qui a été le déclencheur.
C’est donc prête à me laisser emporter par ce long roman (près de 500 pages) que je me suis attaquée à cette histoire mettant en scène un journaliste chargé d’écrire un article portant sur une légende du jazz à la demande du fils de celui-ci. Ce qui s’annonce comme une véritable chasse aux indices afin de construire une histoire solide devient rapidement une quête qui n’en finit plus, avec des répétitions, des détours inutiles et des longueurs, mais des longueurs.

Pourtant, Paul Couturiau tenait là un bon filon. Un très bon, même. Le jazz. La Nouvelle-Orléans. Les rapports entre les êtres. Les non-dits. Une enquête. La reconstruction d’un personnage. Tout était là. Mais pas le rythme, alors que ce roman tourne autour de la musique. On piétine, tant dans des détails sans intérêt que dans des trémas sur des i alors que des points auraient été bien suffisants. Du coup, le livre nous tombe hélas souvent des mains.

Dommage. J’aurais tant aimé vous dire que ce roman est inoubliable. Ce n’est pas le cas.