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Ce que mots vous inspirent 3257

Dans le réel, la plénitude se refusera toujours, mais le chemin de la nostalgie et de la liberté est infini et ne sera jamais mesuré par notre pas. (Hermann Broch)

*illustration d’Erin Dyer

Ruptures

Les ruptures se ressemblent-elles toutes? Combien semblent définitives alors qu’elles ne le sont pas vraiment? C’est en quelque sorte ce qu »aborde Hélène Gestern dans Un vertige, suivi de La séparation.
Dans l’un comme dans l’autre de ces deux courts romans, elle décortique l’après-amour avec une grande lucidité. Il ne sert à rien d’idéaliser ce qui a été. «… on ne peut éprouver la nostalgie d’un espace auquel on n’a pas appartenu », Et pourtant, la narratrice y a tellement cru, comme d’autres, comme moi quand « on apprend la grammaire d’une peau, d’un désir, d’un regard » et quand « on se plonge dans l’énigme d’un être inconnu, ce gouffre merveilleux… »

Pourquoi se perdre une nouvelle fois dans ce qui finira par nous blesser?
« Il conviendrait sans doute de se demander ce que l’on recommence au juste lorsque l’on marche dans les traces sentimentales déjà frayées, en sachant qu’on y a déjà perdu et l’amour et l’humour. » La narratrice se pose la question, ne trouve aucune réponse appropriée. Elle sait seulement l’espoir, les doutes, la chute. Et elle n’est sûrement pas la seule à se questionner ainsi. Je me suis retrouvée dans cette situation plus d’une fois alors que j’ai marché à nouveau dans les pas du passé en compagnie de l’un, de l’autre.

J’ai été extrêmement touchée par ces romans. Je me suis souvent arrêtée pour relire des passages, noter des phrases qui m’atteignaient. Pour réfléchir. Pour sonder mon cœur. Pour me demander si :« je voudrais retrouver le cercle de ses bras, mais surtout l’envie d’en être la prisonnière. » Et je me le demande encore.

En noir et blanc et en jaune

Un sujet dont je ne me lasse pas!

Le château de Josselin

Une carte postale de Bretagne qui m’a transportée dans le temps. Mon amie brestoise et moi avons mangé une crêpe à Josselin il y a près de 40 ans. Et comme elle me lit, j’en profite pour lui dire que je n’ai pas oublié ce moment.

En vos mots 905

Déjà le dernier dimanche d’août! La rentrée scolaire est donc à nos portes, raison pour laquelle j’ai choisi cette illustration signée Zao Dao pour que vous la racontiez en vos mots.

Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes et de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, et même de les commenter si vous en avez envie.

D’ici là, bon dimanche et bonne dernière semaine d’août à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

La carré de sable

Ce soir-là, nous avions assisté à une pièce de théâtre pour enfants dans un parc. C’était à la fin juillet, peut-être au début du mois d’août. Il faisait beau. Je m’étais amusée. J’étais heureuse de ma soirée. Je me sentais légère, je souriais. Et comme la pièce avait été présentée dans un parc, il y avait des jeux pour enfants. Je ne suis pas allée jusqu’à me précipiter sur une des glissoires, mais je me suis laissée tenter par un carré de sable. J’adore enfouir mes orteils dans le sable.

Il m’a regardée, visiblement surpris. Comme si je m’adonnais là à quelque chose de complètement insensé. Et il m’a clairement expliqué qu’il n’allait pas retirer chaussures et chaussettes pour se joindre à moi. Je n’y avais pas pensé, je n’avais que répondu à une envie irrésistible.

Lire est une activité qui se pratique seul. S’amuser dans un carré de sable, aussi, quand on est une grande personne, ai-je compris ce soir-là.

Tout de même, il ne saura jamais quel plaisir il a raté.

*illustration de Mariona Tolosa Sisteré

K comme Kauai

Mon amie Mélanie a passé des vacances de rêve à Kauai. Je suis si heureuse pour elle, elle en rêvait depuis si longtemps!

Ce que mots vous inspirent 3256

J’appartiens sans retour à cette sombre nuit qu’on appelle l’amour. (Victor Hugo)

*dessin de Konrad Cramer