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On peut fermer le livre…

cojocaru-miriam-4.jpg

Pourquoi cette envie de rester auprès des livres au lieu de partir vers là où l’attendent de vraies personnes et non pas des personnages de fiction? Pourquoi cette envie de ne pas – de ne plus – se lier avec ceux de son entourage et de leur préférer des êtres de papier? Et si la réponse était toute simple?

On peut fermer le livre sans que celui-ci ait laissé des blessures alors que quand on se ferme aux autres, c’est justement pour éviter d’agrandir ses propres blessures.

*sur une toile de Miriam Cojocaru

2 réponses

  1. Pourquoi est-ce plus facile de faire face aux mots des livres qui ouvrent des blessures plutôt qu’à une personne devant soi?

    Si les mots du livre nous font trop mal , on le ferme et çà fait mal à personne d’autre qu’à soi…

    Un livre çà n’a pas le pouvoir de nous rejeter…

    Un livre c’est un soin palliatif…

    Avec un livre on est pas tout à fait seule…

    Lire c’est une activité socialement acceptable…

    Voilà comment ton blog, chère Lali, fait réfléchir la lectrice sur elle-même.

    N’est-ce pas le but de la littérature? Réfléchir?

  2. L’amour des livres peut nous faire voyager autour de l’humanité, tout en s’isolant…..
    La bonne littérature nous ramène forcément sur terre,en nous conduisant à mieux regarder l’univers qui nous entoure ou à le regarder autrement !
    Mais…. on ne peut nier, que selon nos états d’âme du moment, la lecture peut participer à notre construction psychique ou….
    Etre un refuge défensif…. qui permet parfois de se retrouver !!!

    « Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre » ( André Suarès )

    « Un société qui dévalorise la lecture le fait pour se protéger des individus, qui veulent la questionner » ( Albert Manguel )

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