l’obscur obstinément se dresse
dans l’axe du corps hésitant
je fais un pas de plus — vers quoi
quels bords rêvés de cette nuit
sans trêve en nous qui se prolonge
à mesure de notre fuite
ni ma chair ni les rues sans nombre
ni le cèdre aux branches de pierre
ne viendront plus à ma rencontre
je reste hors de tout j’attends
Martin Labrosse, L’obscur obstinément
*choix de la lectrice de Micki Colbeck

Une réponse
j’attends que l’ombre de mes nuits
ne se dépose plus
sur mes rêves de verre