Nuit complice
Elle n’a pas encore regardé dehors. À quoi bon savoir tout de suite si elle apportera un parapluie ou non, alors qu’il fait bon lire sous l’éclairage de la lampe du salon ? La lectrice de Chantal Guillou-Brennan jettera un œil par la fenêtre plus tard. Bien plus tard. Quand il fera suffisamment clair pour que le ciel puisse lui donner des indices. Pour l’heure, seuls lui suffisent les pages, les mots sur celles-ci. Pour l’heure, il n’y a que le livre qui compte. Tous les jours, elle a rendez-vous avec lui, alors que la nuit qui se termine se fait leur complice.