Et je retourne à toutes ces toiles qui parlent de moi, dans lesquelles je me retrouve encore plus que lorsque je me regarde dans la glace. C’est souvent dans des poses figées – comme ici – que je me vois et me perçois véritablement. Peut-être parce que dans ces toiles et particulièrement cette toile de Kurt Solmssen, il y a ce recueillement que je ne trouve que dans la lecture et auprès d’un livre. Un recueillement que n’affiche pas la glace quand je brosse ma tignasse. Un recueillement, un instant de plénitude que je ne présente pas d’entrée de jeu au même titre que mon large sourire.
Seuls des gens – ils ne sont pas nombreux, je crois – qui m’ont vue plongée dans un livre ont pu voir de moi ce petit quelque chose qui ressemble à une communion et que je vois ici dans cette concentration de l’enfant. Il y a décidément quelque chose de moi dans ce menton calé dans la main.
Moment de bonheur pour la lectrice de la toile, pour celle qui s’y retrouve et pour son double qui la regarde.
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