LUI :
Les jours de pluie, je ne peindrai pas. Je plongerai mes yeux dans les tiens pour que se grave en moi leur couleur, pour le moment où je reprendrai mes pinceaux. Les jours gris, je caresserai tes courbes afin que mes doigts s’en impriment pour mieux te dessiner. Les jours sans lumière, il n’y aura que nous deux dans l’immensité du désir.
ELLE :
Les jours de pluie, je ne lirai pas. Je me laisserai troubler par ton regard et en conserverai précieusement le souvenir pour les jours où je lirai loin de toi et voudrai encore le sentir brûlant sur ma nuque. Les jours gris, je m’offrirai à tes mains comme la terre glaise à celles d’un sculpteur, afin que tu me modèles à ta guise et selon ton envie. Les jours sans lumière, il n’y aura que nous deux dans l’immensité du désir.
…
Il pleut.
Le peintre et la lectrice de Tunis Ponsen ont laissé les livres et les pinceaux dans l’atelier. Il n’y a assez de lumière que pour l’amour.
2 réponses
il pleut…l’homme de lumière et la chanteuse ont laissé la scène pour ce qu’elle est ….ils sont éclairés par l’amour.
Oh la la, Lali…
Qu’est-ce que je lis-là ?
Lali serait comme le Lilas,
Nostalgique de la pluie ?
Ou de celui-là,
A qui son coeur encore la lie ?
Oh la la, oh Lali…