La lectrice peinte par Emmanuel Garant était émue. Troublée. Presque tous les poèmes d’Éluard lui parlaient d’elle, de ses propres sentiments. Particulièrement celui-ci :
Rouge amoureuse
Pour prendre part à ton plaisir
Je me colore de douleur.
J’ai vécu tu fermes les yeux
Tu t’enfermes en moi
Accepte donc de vivre.
Tout ce qui se répète est incompréhensible
Tu nais dans un miroir
Devant mon ancienne image.

2 réponses
J’aime les vers d’Éluard même si je ne comprends pas toujours vers où il va….
Les vingt ans de la muse
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Grand amoureux, Paul Éluard
A le rouge au front, sans nul fard,
Belle muse, sous ton regard.
Rire et fermer un peu les yeux :
Il ne faut pas être sérieux
En disant ces trois vers joyeux.
La vie est incompréhensible,
Le désir est irrépressible
Et Paul n’est pas inaccessible.