La lectrice du peintre argentin Hector Basaldua est arrivée tôt. Elle avait hâte de feuilleter quelques recueils de poésie québécoise, de s’attarder, de goûter les mots. Ce qu’elle a fait. Longuement. Avant de repartir dans la nuit en laissant derrière elle le recueil de Paul Chamberland intitulé Comme une seule chair ouvert sur ces mots :
J’écris les dents serrées.
Pas de manières,
pas de simagrées,
ni de réverbération.
Oui, parfois le trop
de fatigue
épileptise.
Hagard,
gorge-toi des pulpes ravies
à l’impossible amour.

Une réponse
merci pour cette découverte