après-midi avec Leonard Cohen
j’écoute une vieille chanson qui me survivra
une chanson du temps où j’ai pleuré aimé
du temps où je suis restée en plein vent
une chanson d’une gare d’un parc
fredonnée le baladeur aux oreilles
pieds nus sur l’asphalte
une chanson qui ne me dit plus grand-chose
les notes me collent à la peau
comme un t-shirt trop étroit
passé imperméable
je passe mon chemin
je traverse le gouffre sur la corde tendue
Letitia Ilea, Apprivoiser le silence
*choix de la lectrice de François Batet

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