En toi je me retrouve
et je te nomme
tu es ma possession de nénuphars
impérissable à la nuit
j’existe par l’éclosion
qui annonce ta chair
la greffe de la fécondité
Tes mains me rassurent
j’écoute le tumulte
des feuillages décapés
Tout devient bleu
l’écorce de la coloquinte
le contrepoint des astres
la ville qui se dilue
la transparence qui mémorise
le sang l’aubier qui se disjoint
le rêve en diagonale Ta voix :
une floraison d’échos Nous :
un baptême de carillons.
Djamal Amrani, La nuit du dedans
*choix de la lectrice de Philip Wilson Steer

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