J’ai toujours aimé le piano, les doigts qui glissent fluides sur les touches de l’instrument. Peut-être parce que j’ai grandi en écoutant ma mère jouer. Peut-être parce que pendant douze ans je me suis appliquée aussi à tenter de mon mieux à rendre écoutables les quelques pièces de Bach, Schumann ou Chopin que je retrouve assez facilement quand il m’arrive de m’asseoir sur le banc du piano familial. Ce piano qu’Armando a si joliment photographié un jour du mois d’août.
Mais je ne serai jamais une grande pianiste. Et ce n’est pas important tant que j’ai du plaisir à caresser les notes. Et tant qu’il y a des pianistes qui savent le faire et dont je puis écouter avec bonheur les compositions.
Je ne compte pas faire ici la liste de tous les pianistes/compositeurs qui me transportent. Après tout, j’ai toute la vie pour leur faire de la place ici, petit à petit. Et puis, ce que j’apprécie chez l’un n’est pas ce que j’apprécie chez l’autre. Je ne veux donc pas les mettre côte à côte. Je ne suis pas une critique musicale, et je ne compte vraiment pas le devenir. Je ne suis qu’une mélomane bien peu connaissante qui se laisse emporter par les notes de musique.
Et en ce vendredi où le ciel bleu du matin devient de plus en plus blanc, parce qu’il neigera encore, j’ai eu envie de piano. Une envie irrésistible de piano. Et je me suis tournée vers le compositeur flamand Wim Mertens.
La carrière de l’artiste ne se résume pas en deux lignes. Son parcours est trop impressionnant pour cela. Je choisirai simplement quelques mots clés pour illustrer les quelques avenues qu’il a empruntées : musique minimaliste, électronique, contemporaine, compositions pour le théâtre et le cinéma (par exemple, le film de Peter Greenaway, The Belly of an Architect), lyrisme, musique d’ensemble. Pour tout savoir de lui de lui, il suffit d’aller lire toutes les pages qui lui sont consacrées ici.
Et même si je sais que Struggle for pleasure a servi à une publicité en France qui n’a pas traversé l’océan, c’est celle que je choisis de vous faire écouter. Pour ces quelques notes fluides et tendres sur un clavier. Et pour vous donner le goût de découvrir Wim Mertens.

3 réponses
Joli billet sur un artiste belge qui fait partie des tout grands, même s’il reste très méconnu. A écouter toutefois avec prudence puisque certaines oeuvres sont tellement minimalistes que le piano lui-même s’ennuie un peu, je crois.
Ton billet sur le piano est très plaisant et tu as beaucoup de chance d’en jouer même « si tu caresses les notes »…
Merci pour ce beau morceau de piano Lali et merci Armando pour la belle photo.
Même si je suis tout ce que fait Armando, jusqu’aux moindres détails (j’suis fan, fan, fan, que voulez-vous), je ne me souvenais plus qu’il avait dit des mots de sa sagesse à propos de ce billet.
Et vous allez trouver cela étrange, mais je pense tout comme lui. Mot pour mot.
Wim Mertens, c’est bien mais… pas une nuit de déprime. Dans le noir. Sourtout pas…