Je ne suis rien.
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.
Qu’écrivait Fernando Pessoa quand José Sobral de Almada Negreiros l’a peint? Écrivait-il ces quelques lignes tirées du Gardeur de troupeaux? Il se peut. On le saura pas. On ne peut qu’imaginer, ce que je fais jour après jour devant des tableaux qui me racontent d’improbables aventures tout à fait possibles.

4 réponses
Et pourtant il continue a être un des plus grands écrivains portugais et le plus difficile à étudier.
Comment a-t-il osé dire qu’il n’est « rien »?
Parce que c’est un homme modeste !
parce qu’il porte en lui tous les rêves du monde …
Et en plus, tu aimes Pessoa!
Je suis vraiment ravie d’avoir découvert ton blog…
Je sens même que je vais y passer des heures et des heures!