Il la laissait dormir et il profitait de ces heures où il la regardait enlacer l’oreiller pour écrire. Pour lui écrire des histoires. Des histoires qui ne seraient qu’à elle, juste à elle. Et quand il avait fini d’écrire, il se glissait à ses côtés et la chaleur de son corps contre le sien la réveillait.
Elle caressait alors la feuille de papier qu’il avait posée sur son ventre. Longuement. Tendrement. Presque lascivement.
Et elle lisait pour lui les mots qu’il avait écrits pour elle. Et tandis que les mots s’échappaient de ses lèvres, amoureusement, son corps s’ouvrait sous les caresses de son amant.
Plus tard, bien plus tard, on les retrouverait emmêlés, les mots au pied du lit.
*sur une toile d’Eden Darmon

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