Elle a ce regard rêveur qu’on a parfois quand on ferme certains livres qu’on aurait voulu voir ne jamais se terminer.Ce regard qui dit tout de la tristesse de voir le héros tué. Ce regard d’incompréhension devant une issue à laquelle elle n’avait pas songé, parce qu’elle pense toujours que les histoires finissent bien, mais pas celle-ci.
Pourtant, tout le long de sa lecture, la lectrice de Carl John David Nordell a espéré autre chose, bien autre chose que cette attente soldée par une lettre annonçant le décès du soldat. Jusqu’à l’avant-dernière page, elle a cru au miracle. Mais les livres ressemblent parfois à la vie.

Une réponse
Mais elle sait bien au fond d’elle-même que c’est un bon dénouement. L’histoire ne pouvait finir autrement, sinon ce personnage si attachant ne serait plus un héros. La mort le rend éternel dans la mémoire de son lecteur. Et cette idée lui plaît bien parce qu’ainsi… il lui appartient un peu.