Quand la lectrice d’Oszkar Nagy s’offre son premier café de la journée, il fait toujours encore un peu sombre.
Elle aime le boire à cette heure matinale où, encore engourdie de sommeil, il s’ajoute au plaisir de la lecture et de la lumière qui va doucement gagner la pièce. Et de toutes les tasses qu’elle pourra avaler en cours de journée, aucune n’aura le goût de la première. Aucune n’aura l’effet non plus. Aucune ne la réchauffera aussi bien. Je ne veux pas dire physiquement, mais émotionnellement, car ce premier café elle le prend toute seule, devant un livre et non pas avec des collègues. Il est savouré, dégusté. Et chaud, non pas tiédasse, comme ça arrive au bureau, alors qu’elle est constamment dérangée. Oui, ce café des petites heures est un de ces bonheurs essentiels de la vie.
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