Il y a longtemps que je n’avais lectrice aussi absorbée que celle peinte par l’artiste Colin Dean. Visiblement, l’Anthologie de la poésie française contemporaine les trente dernières années la captivait. Et c’est sur ce poème qu’elle s’est arrêtée. Longtemps. Très longtemps.
On s’en vient seul
On s’en vient seul et on s’en va de même.
On s’endort seul dans un lit partagé.
On mange seul le pain de ses poèmes.
Seul avec soi on se trouve étranger.
Seul à rêver que gravite l’espace,
Seul à sentir son moi, de chair, de sang,
Seul à vouloir garder l’instant qui passe,
Seul à passer sans se vouloir passant.

Une réponse
Emouvant ce poème… cette lectrice n’est pas la seule à s’être attardée sur ces mots..