Ça commence par la précipitation, parce que trop de temps entre deux rendez-vous. Et ça se termine par l’homme qui regarde l’heure et qui dit que ça a encore passé trop vite. Elle connaît la chanson, voilà des années que c’est ainsi. Des années qu’ils ne sont deux qu’au lit, et quelquefois au concert, au théâtre ou au restaurant. Des années qu’ils vivent ainsi en parallèle, chacun ayant une vie ailleurs, des histoires d’amour, même. Des années qui font qu’ils finissent toujours par se retrouver, malgré tout. Presque instacts. Qu’ils se racontent, qu’ils partagent. Tout en sachant que ce qu’il y a entre eux est quelque chose de spécial, sans jamais le nommer, sans le briser non plus, malgré des absences parfois prolongées.
Et quand il la quitte, non sans l’avoir tendrement serrée contre lui, comme si elle était ce qu’il a de plus précieux au monde, elle se réapproprie les lieux, le sofa, le lit où il n’a jamais dormi. Et la lectrice de K. L. McKenna retourne au roman qu’elle lisait avant son arrivée.
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