J’aurais fait le tour de son atelier, examiné chaque toile, en cours ou terminée. Peut-être m’aurait-il parlé de sa Roumanie natale, des dessins qu’il faisait enfant dans le camp où il a été emprisonné, de ceux qu’il a croisés, Balthus, Henri-Cartier-Bresson, André Breton. Mondrian dont il a été l’élève. Beckett dont il a illustré des textes, lequel écrivait en 1984 à propos de son fidèle ami : « Je n’ai cessé d’admirer, tout au long de son développement, l’acuité de sa vision, la sûreté de sa touche, son appréhension sans faille de l’art du passé et de l’hypothèque qui grève son avenir. »
Puis je serais entrée dans sa bibliothèque. J’aurais examiné la plupart des livres. Peut-être y aurais-je trouvé certains de ceux que je possède déjà. Probablement aurais-je noté des titres. Et le vieux peintre qui s’est éteint en avril 2010 aurait souri. Quelque chose me dit qu’Avigdor Arikha aimait autant les livres que peindre.



5 réponses
Ces trois toiles me plaisent énormément et il est certain qu’Avigdor Arikha avait un don!
Merci Lali pour ce très beau partage.
oh, j’ai l’impression d’être chez mes parents, surtout dans l’atelier où les livres et œuvres d’art côtoient les toiles, toiles finies, non finies, tubes …toute une ambiance dans laquelle j’ai vécu ! quel plaisir de le voir ainsi …
pffff quelle sublime peinture !!!!!
je viens de faire une recherche sur Avigdor, sa peinture est à couper le souffle ! merci de me l’avoir fait connaitre !
Avec une bibliothèque aussi foisonnante de livres et tellement invitante, j’aurais marché dans tes pas, Lali… « examiné la plupart des livres…. noté des titres » 😉