Si on devait associer les mots lectrice et peintre et choisir une toile pour représenter ce jumelage, je crois bien que c’est la classique des classiques de toutes les toiles qui serait mentionnée. La lectrice de Jean-Honoré Fragonard, la première des quatre ici présentées, la plus connue. Matisse, Renoir et Picasso se partageraient les autres mentions, mais la douce lectrice serait loin devant.
Pourquoi celle-ci plus qu’une autre ? La douceur qui se dégage de la toile ? Le profil de la lectrice ? Ce jaune lumineux ? Il se dégage de cette toile quelque chose qui ne se dégage des trois autres de l’artiste, illustrant des lectrices.
L’harmonie. Celle entre le livre et la lectrice. Celle entre la toile et celui qui la regarde.
2 réponses
FRAGONARD ; LA LECTURE, CE RETRAIT DU MONDE
Les yeux inclinés vers le texte ; la liseuse ,ne se préoccupant pas du peintre peignant. Par amour pour son plaisir, la liseuse se concentre sur le texte, tenu d’une main leste mais sans en perdre un mot.
Le souci de soi se manifeste en ce que le dos épouse le contour d’un oreiller dodu et lumineux
les autres liseuses sont ,elles, préoccupées de leur « apparaître »
cordialement ,gabriel simony
Qu’elle soient rêveuses, pensives ou le regard noyé dans les mots, elles ont toutes la beauté de cet instant où le regard amoureux du peintre est devenu la beauté d’une toile. Comme un mot d’amour.