La lectrice d’Horst Freymann a enfin fini sa journée. Elle ne sait pas encore de quoi sera faite celle de demain. Elle sait seulement que ce soir, elle n’a envie que de magazines et de rien d’autre.
Elle me rappelle une Lali d’une autre époque, une Lali dévoreuse de Marie-Claire, d’ELLE, de Marie-France, de Cosmopolitan et de Glamour. Une Lali d’avant celle qui a collaboré à ELLE Québec. Une Lali qui avait vingt ans et des poussières et qui savait déjà qu’elle ne ressemblerait jamais à aucune des filles des magazines. Qui regardait les longs corps parfois squelettiques sans chercher à leur ressembler, comme la plupart des jeunes femmes qui étaient ses amies. Une Lali qui s’intéressait à bien autre chose. Aux chroniques littéraires, aux vies d’écrivains, à celles qui vivent ailleurs.
Et si elle ne lit pratiquement plus de magazines aujourd’hui – je ne parle pas ici des feuilles de choux relatant les potins de la scène artistique, qu’on retrouve dans les salons de coiffure -, c’est que ça lui a passé. Ça aussi. Et beaucoup d’autres choses. Et qu’Internet est arrivé.

2 réponses
Si aujourd’hui, nous n’avions plus « la toile » que ferions-nous ? nous reprendrions nos plumes, notre beau papier à écrire comme avant Internet. Mais ce dernier a ouvert une fenêtre sur le monde, nous a permis de créer des liens, des amitiés et la joie de communiquer plus vite qu’avant. Toutefois, je pense que le manuscrit reste toujours beau et noble.
Cela ressemble à nos Salons du 18ème ,version moderne… et fera le bonheur des sociologues, chercheurs et autres …eurs du XXIIème siècle, qui auront à leur disposition les archives de la TGBV (Très Grande Bibliothèque Virtuelle) ! Les veinards, ils vont bien s’amuser !