Certains l’appellent « la dame en rouge », d’autres « la lectrice au banc ». Mais la lectrice de Ruth Muster fait sa petite affaire sans se préoccuper de tout ce qu’on peut dire ou ne pas dire d’elle. Chaque matin, elle balaie son trottoir, et comme elle n’a pas de balcon, elle installe son banc là, au milieu des passants, faisant fi de tous ceux qui disent de quoi entre leurs dents parce qu’ils doivent la contourner. Et matin après matin, depuis des années, elle installe son banc et elle lit son journal. Dehors. Pour que les mauvaises nouvelles s’envolent et ne restent pas emprisonnées dans son miniscule appartement sans balcon.

Une réponse
Son petit bout de trottoir qu’elle balaie tout les jours, c’est un peu son chez elle et « la lectrice au banc » s’est dit un jour, si je m’installe ici pour lire les nouvelles, j’y verrais plus clair !