La lectrice de Theo Van Rysselberghe a si souvent fêté Pâques. À une autre époque. Et pendant longtemps. Avant que les enfants n’aillent vivre ailleurs, dans des pays qui leur promettaient tellement, où leurs enfants sont nés. Des pays qu’elle a visités pour prendre ses petits-fils et ses petites-filles dans ses bras.
Mais elle n’a plus la force de faire encore la traversée. Il faudra que ce soit eux qui viennent à elles. Elle sait que ce ne sera pas souvent. Que leurs écrits remplaceront leur présence. Comme elle sait aussi que Pâques, ce sera le jour où l’un des siens franchira la grille du jardin.

2 réponses
Bonnes fêtes de Pâques, Lali !
Comme ce petit billet me parle ! Comme cette lectrice me touche !…
Il faut dire que Brunette a quitté le nid, Lefils le quitte dans quinze jours ! Et ma dernière, Blondine, partira cet été à Rome pour une année. Nous étions réunis aujourd’hui et personne n’a pensé à l’an prochain… Nous verrons bien ! L’essentiel est que chacun réalise ses voeux. Lorsque les enfants sont heureux, cela laisse une belle sérénité. Comme cette dame chapeautée.
Mais c’est la couverture du livre de Charles Bertin La petite dame en son jardin de Bruges il me semble la reconnaitre..quel beau tableau et quel beau livre!!