Et elle a envoyé valser les bottes. Le manteau a sûrement subi le même sort. Tout le trajet du retour, elle n’a pensé qu’au livre laissé sur le sofa. Et c’est presque en courant qu’elle a grimpé l’escalier pour le retrouver, aussi enflammée que si elle allait rejoindre un amant. Ou alors est-elle allée rejoindre l’amant de l’héroïne à laquelle elle s’est identifiée. On peut tout supposer à la regarder.
La lectrice de Pieter Adriaans fait partie de ces femmes qui trouvent dans les livres ce qu’elles ne trouvent pas ailleurs. Qui s’identifient si fort aux femmes des romans qu’elles dévorent qu’elles en oublient parfois de vivre.
« Certaines passions demeurent à jamais insondables. » (Monique Bosco)
La passion pour les livres est-elle ainsi ?
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