La course au livre
Elle a mal boutonné son manteau et elle a couru jusqu’à la maison. Elle a presque lancé ses bottes tant elle avait hâte de se retrouver dans sa chambre. Il n’y a qu’au milieu de ses jouets, de ses peluches, de ses livres, de son bazar -dixit sa mère – que la lectrice d’Alan Flinn est vraiment heureuse. Il n’y a que son petit univers qui la comble.
Elle a couru pour retrouver ce pavé qui va la tenir des jours et des jours et auquel elle a pensé tout l’après-midi. Sa course lui a fait gagner cinq minutes de lecture. Ça valait bien la peine de sprinter, pense-t-elle en souriant.