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La cote 400

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Quand vous fermerez La cote 400 de Sylvie Divry, il est fort possible que vous ayez un peu la tête qui tourne. Du moins, en ce qui me concerne, étais-je complètement étourdie par ce monologue en continu d’une bibliothécaire qui s’adresse à un lecteur qui a visiblement passé la nuit dans le sous-sol de la bibliothèque municipale. Belle occasion pour elle de vider son sac, de parler de ses rêves avortés (elle aurait préféré être enseignante que bibliothécaire), de faire part de ses fantasmes (un du moins, qu’elle a baptisé du nom de Martin et dont elle rêve jour et nuit), de ses espoirs (qu’on lui confie une autre section, elle n’en peut plus de la géographie, elle qui aime tant l’histoire) et même de se fâcher (parce que les gens ne respectent pas l’ordre).

Étourdie étais-je donc, oui, mais aussi un peu agacée. Sylvie Divry avait à mon avis de quoi faire une nouvelle substantielle, incisive. Mais elle a choisi de l’étirer pour en faire un court roman. Dommage. À la moitié, on a compris que la narratrice n’est pas bien dans sa peau et qu’elle n’aime pas vraiment son travail. La deuxième moitié ne nous en dira pas plus.

Pour paraphraser le célèbre Qui trop embrasse mal étreint, je vous dirai que qui trop ajoute d’eau à la soupe finit par la rendre fade.

Titre pour le Défi Premier Roman

2 réponses

  1. Je n’ai, moi non plus, pas beaucoup aimé ce roman.
    L’image de bibliothécaire que véhicule S. Divry est terne voire noire, je trouve qu’il faut du culot pour se permettre de dégrader un métier qu’on ne pratique même pas !

  2. j’avoue n’avoir pas compris le succès de ce livre sur les blogs, je l’ai lu sans faire de billet car il m’a semblé très quelconque, bien d’accord avec toi : une nouvelle oui, un roman non !

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