Elle caressait les touches du piano, elle lisait à haute voix pour ses enfants qui attendaient le père Noël. Le plus souvent, elle était à la fenêtre à surveiller la rue, anxieuse s’il neigeait. Une horloge ponctuait les quarts d’heure. Les pharmacies fermaient à onze heures la veille de Noël à l’époque où Marthe chantonnait I’ll be home for Christmas.
Ses filles et elle s’asseyaient à tour du rôle sur le banc du piano. Ou elles lisaient. Le plus souvent, elles étaient toutes trois le nez collé à la fenêtre. Elle guettait les voitures dès le bout de la rue. Les pharmacies fermaient à dix heures à l’époque où Michelle chantait ce que sa mère chantait trente ans plus tôt.
Et même si je n’attends personne, le nez collé à la fenêtre ou plongée dans un livre, je chantonne aussi la chanson de Bing Crosby.
*sur une toile de Poul S. Nielsen

2 réponses
Alors que je vivais à Londres, j’écoutais le grand Big Ben, aussi connu que Crosby, mais un peu plus monotone… Même à Noël, il chantait toujours les mêmes vieilles bong… bong… bong… alors que Crosby lui au moins est capable d’articuler des mots.
Comme quoi ces Anglais…
PUB : Si 2009 est important pour vous, alors faites un tour par le bleu…
Merci Lali pour cette belle chanson de Bing Crosby. Je me rappelle aussi des craquements des 33 tours…c’est toute une époque !
Quel beaux souvenirs, ces morceaux de piano joués à tour de rôle !! Le temps file mais les souvenirs sont toujours là, dans le coeur.