Soir après soir, jusqu’à ce qu’elle lui ait lu tous les textes qu’elle aime, elle lui lira des extraits du numéro 106 de la revue Estuaire qui avait pour thème l’érotisme interdit. Juste avant que ne sonnent les douze coups de minuit. Comme une Shéhérazade moderne. Pour que l’homme qui se laisse bercer par les mots tantôt tendres tantôt osés n’oublie jamais la lectrice de Sandi Wong.
le monde brûle en elle
la beauté cette énigme
qui résume le feu et l’air
en un seul voyage
le jour de la terre
elle n’est pas l’eau
mais le lit d’un fleuve
qui s’ouvre un volcan
de lumière à boire
dans l’atelier des songes
elle forge son destin
à vif d’un langage
parmi les formes
du feu à découvert

Une réponse
La lectrice est très belle et je pense que « l’homme » n’est pas prêt de l’oublier…en se laissant bercer par ce splendide poème !