Et parfois, j’entre dans un tableau comme j’entre dans un livre.
Entièrement. Dans les moindres détails.
Même si ce n’est pas tout à fait moi sur la toile.
Parce que c’est presque moi dans la pose.
Et parfois, je m’y déploie. Je m’y retrouve.
Je me laisse porter, je n’ai plus cours.
Je suis celle qui lit, au milieu de ses piles.
Et le temps n’a plus de prise sur moi.
Et parfois, de rouge vêtue j’entre dans un tableau.
*sur une toile de Jean Marie Drouet

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