Je choisirais ce fauteuil. Celui de la chambre, aux premières heures du jour, alors que des chants d’oiseaux viennent troubler le silence. Pas longtemps. Le temps de quelques piaillements, de deux ou trois roucoulements, de nombreux cris, de quelques notes chantées à l’unisson et les voilà envolés.
Je regarde leurs ailes se déployer. Heureuse de ne pas connaître leur langage. Car leurs échanges pourraient me sembler aussi banals et sans intérêt que ceux entre collègues, voisins ou membres d’une même famille, si jamais je le connaissais.
Et tandis que le silence enveloppe à nouveau le jour qui se lève, je reprends le livre laissé là la veille. Et je m’envole à mon tour.
*toile de Myra Anderson

4 réponses
C’est une belle volée de sensations dans cette aube naissante.
Oh la la ! Lali ! je t’envoie bientôt quelques couleurs pour toi du Lali qui m’inspire.
au travers de ce que tu transmets ici.
N’oublie pas ton parachute Lali! 😉
Tous ces moments de bonheurs à chaque heure du jour sont tellement précieux…