Entre parenthèses à tout jamais
Et maintenant que les années ont passé, et maintenant qu’elle a compris qu’on ne peut sauver quiconque et encore moins le sauver de lui-même, la lectrice de Carolyn Hancock a repris ses livres et ses pinceaux.
Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, bien sûr. On ne revient pas de loin, on ne revient pas de l’enfer du jour au lendemain. Mais on en revient. Et un jour, les couleurs finissent par estomper le noir et le gris.
Et un jour, on ne souhaite plus s’endormir à tout jamais.
Et un jour les fleurs racontent à nouveau des histoires. Et on sort les livres d’avant, et on sort son chevalet, et la vie redevient telle qu’elle devait l’être. Et le reste est mis entre parenthèses à tout jamais.

En regardant son chevalet et ses pinceaux, la lectrice se souvient également de cette chanson chantée par France Gall et les couleurs reprendront place sur sa toile.
Cézanne peint
Silence les grillons
Sur les branches immobiles
Les arbres font des rayons
Et des ombres subtiles
Silence dans la maison
Silence sur la colline
Ces parfums qu’on devine
C’est l’odeur de saison
Mais voilà l’homme
Sous son chapeau de paille
Des taches plein sa blouse
Et sa barbe en bataille
Cézanne peint
Il laisse s’accomplir la magie de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n’voient rien
Si le bonheur existe
C’est une épreuve d’artiste
Cézanne le sait bien
Vibre la lumière
Chantez les couleurs
Il y met sa vie
Le bruit de son cœur
Et comme un bateau
Porté par sa voile
Doucement le pinceau
Glisse sur la toile
Et voilà l’homme
Qui croise avec ses yeux
Le temps d’un éclair
Le regard des dieux
Cézanne peint
Il laisse s’accomplir le prodige de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n’voient rien
Si le bonheur existe
C’est une épreuve d’artiste
Cézanne le sait bien
Quand Cézanne peint
Cézanne peint…
Commentaire by Denise — 14 février 2008 @ 7:51