C’est en ouvrant le recueil que le carton qu’elle a d’abord pris pour l’envers d’une carte de visite est tombé.
C’est en ramassant le carton qu’elle a réalisé que c’était une carte d’embarquement.
Puis elle a fermé les yeux. Tout lui est revenu de ce qu’elle voudrait à la fois oublier et conserver.
Parce que peut-être jamais plus.
Elle a remis le carton à sa place.
Entre deux pages de ce livre qu’il lui avait offert lors de ce voyage.
Inoubliables l’un et l’autre.
*toile de Di Li Feng

4 réponses
Mais non, mais non, car les voyages forment la jeunesse.
Et tant que je ne serais pas « vieille », je voyagerai et resterai ainsi jeune.
Et puis le voyage peut être simplement à notre porte, autour de nous. Et souvent je me dis, canalisant ainsi mon vague à l’âme : pense ma chère Lou, à tous ceux qui rêveraient de siroter une tasse de thé, en picorant une crêpe à la terrasse place du Griffoul à Gaillac ou bien en dégustant une merveilleuse coupe de glace face au musée Toulouse-Lautrec. Alors, Lou répète à l’envie, tu es en vacances, tu es en vacances, et que le reste du monde t’envie…. 😉
La toile est superbe et le visage que l’artiste a peint est d’une grande finesse.
je découvre… j’aime votre univers. Je reviendrai avec plaisir! *_*
Incroyable comme entre deux pages, parfois, peut se blottir tout un pan de vie…
Ton texte, Lali, et la toile se marient à merveille.